Le concours SOG

Le concours externe de sous-officier de gendarmerie (SOG) : les épreuves écrites, les chiffres à connaître, les thèmes qui reviennent le plus souvent dans les sujets de composition, et comment s'y préparer gratuitement.

le parcours du candidat

  1. Inscription
  2. L'écrit
  3. Le sport
  4. L'oral
  5. L'école

La communauté prend le relais pour le sport et l'oral, l'écrit, c'est notre affaire.

Les épreuves de l'écrit

épreuveduréecoefficientnote éliminatoire
La composition de culture généraleUne rédaction sur un sujet d'ordre général. 3 heures coefficient 7 inférieure à 6 sur 20
Le QCM de connaissances numériquesTrois familles de questions : culture web, environnement numérique, protection et sécurité. 30 minutes · 20 questions coefficient 1 sans note éliminatoire

Le correcteur évalue

  • le style et la maîtrise du français
  • le niveau de culture générale
  • la capacité à argumenter
  • l'équilibre du plan

À chaque session, un sujet de composition différent par zone de concours : Métropole, Antilles-Guyane, Océan Indien, Pacifique.

une copie qui tient la route, règle par règle

  1. 1 h 00

    au brouillon : analyser le sujet, poser le plan, lister les exemples

  2. 1 h 40

    rédiger au propre : directement, le brouillon n'est jamais corrigé

  3. 20 min

    se relire : l'orthographe pèse au barème

l'accrochefait d'actualité, chiffre

  1. Choisis un fait précis et vérifiable lié au sujet : un chiffre, un événement récent, une loi.
  2. Pose-le en une ou deux phrases, sans le commenter.

À éviter : « De tout temps… », les généralités, la citation plaquée.

les termesle sujet posé, termes définis

  1. Reprends le sujet et définis chacun de ses mots-clés, une phrase par mot.
  2. Précise ce que le sujet englobe : qui, quoi, jusqu'où.

la problématiquela question reformulée

  1. Transforme le sujet en une seule question, directe.
  2. Fais-y apparaître les deux réponses possibles : ce sont elles que tes parties vont confronter.

l'annonce du planrédigée (« Nous verrons d'abord… puis… »)

  1. Annonce tes deux parties dans l'ordre, en une phrase rédigée.

À éviter : « I. », « A. », les titres : l'annonce se lit, elle ne se liste pas.

partie 1, idée 1

  1. Alinéa, puis une phrase qui énonce l'idée.
  2. Explique-la en deux ou trois phrases.
  3. Illustre-la par un exemple précis, puis ferme sur une phrase qui revient au sujet.

idée 2 + exemple daté

  1. Même construction que l'idée 1.
  2. L'exemple est daté et réel : un événement, une loi, un chiffre, avec son année.

À éviter : L'exemple inventé ou flou : il coûte plus cher que pas d'exemple.

la transition

  1. Une phrase qui résume ce que la partie 1 a établi.
  2. Une phrase qui en montre la limite, celle que la partie 2 va explorer.

partie 2, idée 1

  1. Même construction qu'en partie 1 : alinéa, idée, explication, exemple, phrase de bilan.
  2. Cette fois, tu défends l'autre réponse à la problématique.

idée 2 + exemple

  1. Même construction, avec un exemple précis.
  2. Vise le même volume que la partie 1 : l'équilibre se voit à l'œil nu.

le bilan, on tranchele bilan qui répond à la problématique (on tranche, avec nuance)

  1. Rappelle en une phrase ce que chaque partie a montré.
  2. Réponds clairement à la problématique : tranche, avec nuance.

À éviter : Le résumé qui ne répond pas, ou le dogmatisme.

l'ouvertureune ouverture (question voisine, perspective)

  1. Élargis vers une question voisine ou une perspective, en une ou deux phrases.

À éviter : Une ouverture sans lien avec le sujet.

Une composition complète, rédigée dans les conditions du concours sur le sujet tombé deux fois : « Sommes-nous influencés par les médias ? ». Chaque temps du fil y est étiqueté en marge.

Lire la copie
le sujet →

« Sommes-nous influencés par les médias ? »

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l'accroche →

Trois heures et demie : c'est le temps que chaque Français consacre en moyenne, chaque jour, à la télévision, auquel s'ajoute plus d'une heure sur les réseaux sociaux. Aucune institution, ni l'école ni la famille, n'occupe une telle place dans nos journées.

les termes →

Par « médias », il faut entendre l'ensemble des canaux de diffusion de l'information et du divertissement : presse écrite, radio, télévision, sites d'information et réseaux sociaux. Être « influencé », c'est voir ses opinions, ses représentations ou ses comportements orientés par une force extérieure, parfois sans en avoir conscience.

la problématique →

La question se pose alors : les médias déterminent-ils nos jugements, ou l'individu conserve-t-il les moyens de se forger une opinion libre ?

l'annonce du plan →

Nous verrons d'abord que l'influence des médias est réelle et documentée, avant de montrer que cette influence rencontre des limites, collectives et individuelles, qui préservent le jugement de chacun.

· ligne laissée vide ·
partie 1, idée 1 →

L'influence des médias s'exerce d'abord sur ce que nous regardons. En choisissant leurs sujets et leur place dans la hiérarchie de l'information, les médias ne nous disent pas quoi penser, mais ils décident de ce à quoi nous pensons. Le traitement des faits divers l'illustre : leur poids à la télévision ne suit pas l'évolution réelle de la délinquance, et le sentiment d'insécurité progresse avec leur couverture plus qu'avec les chiffres. L'agenda de nos conversations est ainsi, pour partie, écrit par d'autres.

idée 2 + exemple daté →

Cette influence s'exerce ensuite sur nos comportements. Si les annonceurs investissent chaque année des milliards d'euros dans la publicité, c'est qu'elle fonctionne. Les réseaux sociaux ont porté cette logique plus loin encore : en 2018, le scandale Cambridge Analytica a révélé que les données de dizaines de millions de comptes Facebook avaient servi à cibler des électeurs lors de scrutins majeurs. L'influence n'y visait plus le consommateur, mais le citoyen.

la transition →

L'influence des médias est donc réelle, mesurable, parfois organisée. En conclure que nous serions condamnés à la subir serait pourtant excessif : la société comme l'individu disposent de défenses.

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partie 2, idée 1 →

Ces défenses sont d'abord collectives. La liberté de la presse, garantie par la loi de 1881, a pour corollaire le pluralisme : nul média n'a le monopole du récit, et la diversité des titres permet de croiser les regards. Ce pluralisme est surveillé, notamment par l'ARCOM, née en 2022 de la fusion du CSA et de la Hadopi, et le législateur est intervenu contre les manipulations : la loi du 22 décembre 2018 permet ainsi de lutter contre la diffusion massive de fausses informations en période électorale.

idée 2 + exemple →

Ces défenses sont ensuite individuelles, car l'esprit critique s'apprend. L'éducation aux médias et à l'information figure désormais dans les programmes du collège, et les grandes rédactions ont développé des services de vérification des faits, qui ont montré leur utilité lors de la crise sanitaire en corrigeant publiquement des rumeurs massivement partagées. Le lecteur n'est pas un récepteur passif : croiser ses sources, identifier qui parle, remonter à l'origine d'une image sont des gestes à la portée de tous.

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le bilan, on tranche →

Oui, les médias nous influencent : ils orientent nos sujets d'attention et pèsent sur nos comportements. Mais cette influence n'est pas une fatalité. Encadrée par le droit, contrariée par le pluralisme et par l'éducation, elle laisse à chacun les moyens d'un jugement libre, à condition de s'en donner la peine.

l'ouverture →

L'essor de l'intelligence artificielle générative, capable de produire en quantité des images et des textes trompeurs, renouvelle aujourd'hui la question : demain, savoir qui parle comptera autant que savoir ce qui est dit.

Cette copie applique chaque règle du fil ci-dessus : 4 temps d'introduction, deux thèses confrontées, un exemple daté par idée, une transition cousue, une conclusion qui tranche puis ouvre.

Les règles du bon sens

  • Des titres ?Non. Tout est rédigé : le plan doit se voir à la lecture, jamais en « I. A. 1. »
  • Des puces ?Jamais. Des phrases, des paragraphes.
  • « Je » ?À éviter. Privilégier le « nous » et les tournures impersonnelles : « il apparaît que… », plutôt que « il semble ».
  • Quel volume ?3 à 4 pages, aérées : ligne sautée entre les blocs, alinéa à chaque paragraphe
  • Abréviations, familier ?Aucun « etc. », pas de sigles non développés, pas d'oral écrit
  • Prendre parti ?Oui, en conclusion, mais nuancé : le dogmatisme se paie cher
  • Le brouillon ?Pour toi seul : il n'est ni ramassé ni corrigé

Les thèmes qui tombent

Nos annales recensent 68 sujets de composition de mars 2015 à mars 2026. Les cinq familles de thèmes les plus fréquentes :

Comptage réalisé sur les 68 sujets recensés, toutes sessions et toutes zones confondues. La liste complète est sur la page annales.

Société / Violence / Démographie27
Numérique / IA / Réseaux sociaux14
Environnement / Climat / Eau12
Sport8
Géopolitique / Mondialisation3

Comment se préparer

  1. Commence par les annales : lis les sujets des dernières sessions, repère les thèmes récurrents et entraîne-toi à bâtir un plan simple en deux parties sur chacun d'eux.

  2. Rédige ensuite en conditions réelles : 3 heures, sans documentation, avec une relecture finale consacrée à l'orthographe, car chaque faute coûte des points.

  3. Sur prepadawan.fr, l'entraînement est gratuit : compositions corrigées par IA selon les critères de l'épreuve, QCM d'annales de l'épreuve numérique, dictées et suivi de progression.

Questions fréquentes

Quelles sont les épreuves écrites du concours externe SOG ?

Une composition de culture générale de 3 heures, coefficient 7, et un QCM de connaissances sur le numérique de 20 questions en 30 minutes, coefficient 1.

Quelle note est éliminatoire à la composition ?

Toute note inférieure à 6 sur 20 à la composition de culture générale est éliminatoire.

Combien de sessions du concours ont lieu chaque année ?

Deux sessions par an : une au printemps (mars) et une à l'automne (septembre ou octobre selon les années).

Comment s'entraîner gratuitement au concours SOG ?

Sur prepadawan.fr : compositions corrigées par IA selon les critères de l'épreuve, QCM d'annales de l'épreuve numérique, dictées et suivi de progression, le tout gratuitement.