concours gendarmerie : la faute d'usage, celle qui revient le plus souvent (285 relevés)
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Non, il n'y a pas d'épreuve de dictée au concours de sous-officier de gendarmerie, et pourtant l'orthographe se paie dans la composition. Sur les dictées d'entraînement, 285 fautes de type « usage » ont été relevées : la faute la plus fréquente n'est ni l'accord ni la conjugaison, c'est l'orthographe du mot lui-même.
AU SOMMAIRE
01 Y a-t-il vraiment une dictée au concours de sous-officier de gendarmerie02 Une faute d'usage, c'est quoi exactement, et en quoi ce n'est pas une faute d'accord ni de conjugaison03 Pourquoi cette faute revient-elle plus souvent que toutes les autres04 Pourquoi je n'arrive pas à la corriger en réfléchissant à la règle05 Comment je repère mes propres fautes d'usage dans une copie que je viens d'écrire06 Quels mots du vocabulaire administratif et gendarmique piègent le plus souvent07 Quelle routine hebdomadaire tenir quand on travaille à côtéDe quoi vous occuper un moment.
Y a-t-il vraiment une dictée au concours de sous-officier de gendarmerie ?
Non, aucune épreuve de dictée notée à part. Tu ne t'assiéras pas devant un examinateur qui te lit un texte de Maupassant. La dictée, sur ce concours, est un outil d'entraînement.
En revanche, ton orthographe se lit dans la composition de culture générale. La composition de culture générale du concours externe de sous-officier de gendarmerie dure 3 heures, est affectée du coefficient 7 et est éliminatoire en cas de note inférieure à 6/20. Trois heures d'écriture à la main, sans dictionnaire, sur un sujet d'ordre général.
Donc la dictée sert à autre chose qu'à passer une dictée. Elle sert à faire remonter, en dix minutes, les fautes que tu répètes sans le savoir dans une copie de trois heures.
Une faute d'usage, c'est quoi exactement, et en quoi ce n'est pas une faute d'accord ni de conjugaison ?
C'est une faute sur la forme même du mot, indépendamment de ce qui l'entoure. L'accord et la conjugaison dépendent du contexte ; l'usage, non.
| Type de faute | Ce qui est en cause | Exemple | Se rattrape par |
|---|---|---|---|
| Usage | La graphie du mot, isolément | connection au lieu de connexion | La mémoire du mot |
| Accord | Le lien avec un autre mot | les décisions prise | Un raisonnement grammatical |
| Conjugaison | La forme du verbe selon temps et personne | il conclu au lieu de il conclut | Un tableau de conjugaison |
Devant une faute d'accord, tu peux te poser une question et trouver la réponse seul : quel est le sujet, quel est le genre, où est le participe. Devant une faute d'usage, il n'y a rien à interroger. Le mot s'écrit comme ça parce qu'il s'écrit comme ça.
Pourquoi cette faute revient-elle plus souvent que toutes les autres ?
Parce qu'elle ne se déduit d'aucune règle, donc personne ne la révise. Un candidat sérieux reprend ses accords du participe passé ; personne ne reprend la lettre muette de « acquis ».
| Relevé | Valeur |
|---|---|
| Fautes de type « usage » relevées | 285 |
Relevé automatique des fautes sur les dictées d'entraînement jouées sur Prepadawan, tous candidats confondus, depuis l'ouverture de la banque de dictées.
Pourquoi je n'arrive pas à la corriger en réfléchissant à la règle ?
Parce qu'il n'y a pas de règle à appliquer, seulement une graphie à connaître. Réfléchir plus longtemps ne fait pas apparaître le deuxième « m » de dilemme.
C'est ce qui rend cette faute difficile à voir en relecture. Ton cerveau relit la phrase, valide la syntaxe, valide les accords, et passe sur le mot mal orthographié parce qu'il le reconnaît. Tu ne lis pas les lettres, tu lis la silhouette du mot. Et la silhouette de « connection » ressemble beaucoup à celle de « connexion ».
La seule sortie est la mémoire : rencontrer le mot, se tromper, voir la correction, et le revoir plus tard. Le stock de mots que tu utilises vraiment dans une composition est fini, et plutôt réduit.
Comment je repère mes propres fautes d'usage dans une copie que je viens d'écrire ?
En changeant de mode de lecture : tu ne relis plus le sens, tu relis les mots un par un. Trois passages courts valent mieux qu'une relecture globale.
- Premier passage, les verbes : temps, terminaisons, accords du participe. C'est la relecture grammaticale classique.
- Deuxième passage, les mots longs et abstraits : ce sont eux qui portent les fautes d'usage. Pose la pointe du stylo sous chaque mot de plus de trois syllabes.
- Troisième passage, à l'envers : remonte de la dernière phrase vers la première. Le sens ne te porte plus, donc tu vois enfin les lettres.
- Marque d'un point au crayon, dans la marge du brouillon, tout mot dont tu n'es pas certain. Après l'épreuve, ces points deviennent des entrées de carnet.
Et garde du temps pour ça. Une copie inachevée ne se corrige pas mieux qu'une copie fautive : les deux se paient.
Quels mots du vocabulaire administratif et gendarmique piègent le plus souvent ?
Ceux que tu entends tous les jours et que tu écris rarement. L'oral fixe le son, pas la graphie.
| Mot juste | Le piège | Repère à mémoriser |
|---|---|---|
| connexion | le « ct » entendu à l'anglaise | x comme dans annexe |
| interpellation | un seul l | un seul p, deux l |
| dilemme | le n de dilemne | comme flemme |
| délinquance | ance ou ence | quance, avec un a |
| procès-verbal | trait d'union oublié | il en faut un |
| acquis | l'oubli du c | acquérir, donc acquis |
| davantage | confondu avec « d'avantage » | plus, en un mot |
| parmi | un s parasite | jamais de s |
| harcèlement | deux l tentants | un seul l, accent grave |
| dysfonctionnement | i au lieu de y | dys, comme dyslexie |
Ce tableau n'est pas un classement de fréquence, c'est une liste de départ. Le vrai tableau, c'est le tien.
Quelle routine hebdomadaire tenir quand on travaille à côté ?
Trois rendez-vous courts par semaine, plutôt qu'une longue séance le dimanche. L'usage se travaille par répétition espacée.
1. Lundi, dix minutes : une dictée d'entraînement. Tu ne cherches pas la note, tu cherches la liste de tes fautes.
2. Le soir même, cinq minutes : tu recopies dans un carnet uniquement les fautes d'usage, une par ligne, avec la graphie correcte et rien d'autre. Pas de commentaire, pas de règle inventée.
3. Mercredi, cinq minutes : tu te fais dicter par quelqu'un, ou tu écris de mémoire, les mots du lundi. Ceux qui repassent restent dans le carnet, les autres sortent.
4. Samedi, quinze minutes : un paragraphe rédigé sur un sujet d'annales, en réemployant volontairement cinq mots du carnet. Le mot ne s'installe que dans une phrase à toi.
5. Une fois par mois, relis les pages anciennes. Un mot oublié depuis trois semaines n'est pas acquis, il était juste reconnu.
Cela fait une trentaine de minutes par semaine, un format qui tient à côté d'un emploi ou d'une année de cours, là où le plan ambitieux tombe à la première semaine chargée. Le relevé de fautes ne te promet rien, il te dit seulement où tu perds des points aujourd'hui.